Progressivement, les hommes apprirent à interpréter leurs observations. le fichier pèse 80 Mo et est d’une grande qualité. Dernier argument, celui des coûts liés à ces consommations d’énergie: «L’éclairage extérieur dans le Grand Genève a été multiplié par deux au cours des trente dernières années, rappelle Antonio Hodgers, élu vert et président du Conseil d’Etat dans le canton de Genève. Elle y cherchait des signes annonciateurs de bonnes ou de mauvaises nouvelles. Il entrave la vision des piétons et des conducteurs (un peu comme quand on croise une voiture qui a laissé ses grands phares). J’ai quand même réussi à voir Jupiter et Saturne.»[Pollution lumineuse] + 94 % de lumière depuis 1990, une barrière parfois infranchissable pour la Des astronomes bénévoles sont présents pour partager leur passion. Un siècle plus tard, 152 communes, réparties entre les cantons de Genève, de Vaud et la France, ont éteint leurs éclairages publics en cette nuit du 26 septembre. L’entrée du Canal Albert à Liège. Les habitants étaient invités à sortir pour lever les yeux vers le ciel. Sans pollution lumineuse, mais sous les nuages, les étoiles ont eu du mal à briller ... la population veut retrouver le ciel étoilé.» Cette nuit, la visibilité de la Voie lactée devait être maximisée. Par exemple, les luminaires de rue de type Cobrahead, avec une lentille de diffusion protubérante, ont été remplacés par des lampadaires de type Helios, dont la lentille est plate, permettant d'éliminer les pertes de lumière vers le ciel et l'horizon. Ce système est une véritable performance d’horloger», souligne Stéphane Fischer, responsable des collections du musée.Les minutes passent, la nuit reprend du terrain sur le soleil couchant.
Bien sûr, cette pollution semble moins dangereuse et difficile à évaluer et pourtant elle est intimement liée aux autres formes de pollution.Il s’agit bien de pollution car ce phénomène résulte d’un gaspillage d’énergie évident et entraîne une dégradation de la qualité de la vie. «Avec Pascal Moeschler, nous avons donné plus de 35 conférences en quatre ans, privilégiant une approche multidisciplinaire pour parler de la pollution lumineuse, explique Eric Achkar, qui était cette nuit au Salève. Selon le dernier atlas du ciel nocturne mondial, 83% de la population mondiale, et 99% des populations européennes et américaines vivent sous un ciel nocturne altéré par la pollution lumineuse, et doivent faire plusieurs dizaines de kilomètres pour pouvoir avoir la chance d’apercevoir la Voie Lactée. Cinq précédentes expériences d’extinction, réalisées autour du Grand Genève, nous ont confortés dans une idée: la population veut retrouver le ciel étoilé.» Cette nuit, la visibilité de la Voie lactée devait être maximisée. La situation est tellement déplorable dans les pays civilisés que même des zones rurales, la Voie Lactée est à peine visible. Par contre, si le globe était muni d’une calotte réfléchissante en aluminium, tel un bonnet, l’éclairage au sol serait fortement amélioré tout en minimisant la pollution lumineuse. La situation est catastrophique dans notre pays. D’aussi loin qu’on se souvienne, l’humanité a tourné un regard émerveillé vers le ciel. Elle est verticale, traversant tout le ciel. Sur le parvis du musée, des curieux scrutent le ciel. «Après la pollution de l’eau dans les années 1960, de l’air dans les années 2000, le temps est désormais à la prise de conscience des effets de la pollution lumineuse», Des explications avant le spectacle: serrées dans la salle principale du Musée d’histoire des sciences de Genève, une cinquantaine de personnes ont d’abord assisté à la mise en mouvement du Grand Planétaire d’Adams.