Pour penser l’individuation il faut considérer l’être non pas comme substance, ou matière, ou forme, mais comme système tendu, sursaturé, au-dessus du niveau de l’unité, ne consistant pas seulement en lui-même, et ne pouvant pas être pensé au moyen du tiers exclus ; l’être concret, ou être complet, c’est-à-dire l’être préindividuel, est un être qui est plus qu’unitél’être ne possède pas une unité d’identité, qui est celle de l’état stable dans lequel aucune transformation n’est possible ; l’être possède une lorsqu’il y a activité partant d’un centre de l’être, structural et fonctionnel, et s’étendant en diverses directions à partir de ce centre, comme si de multiples dimensions de l’être apparaissaient autour de ce centre ; Seule l’individuation de la pensée peut, en s’accomplissant, accompagner l’individuation des autres êtres que la pensée ; ce n’est donc pas une connaissance immédiate ni une connaissance médiate que nous pouvons avoir de l’individuation, mais une connaissance qui est une c’est la reproduction sexuée qui semble associée le plus directement au caractère thanatologique individuel, dès ce niveau : en effet, les colonies de Cœlentérés pondent, dans certains cas, des œufs qui deviennent des Méduses, et c’est par ces Méduses que la reproduction est assurée ; mais, dans certains cas c’est un individu qui se détache tout entier de la colonie, et qui va pondre au loin après avoir mené une vie détachée, puis meurt, alors que se fonde une nouvelle colonie par bourgeonnements sur un individu-souche sorti de cet œuf ; car l’individu, dans les formes individuées des systèmes de vie, est en fait un les instincts de l’individu et ses tendances définissent la distinction entre ces deux fonctions [la pure individualité et la vie continue] qui pourraient ne pas être représentées ensemble dans l’être ; les instincts, en effet, sont relatifs à l’[Il] est la limite dynamique de l’exercice de [l’instinct de vie], et non un autre instinct ; il apparaît comme la marque d’une frontière temporelle au-delà de laquelle cet instinct positif ne s’exerce plus, parce que le rôle transductif de l’individu isolé est achevé, soit parce qu’il est accompli, soit parce qu’il a échoué et que le quantum de durée de l’individu pur est épuisé ; il marque la fin du dynamisme de l’individu purdistingue pas assez nettement les instincts et les tendances. De la redécouverte aux prolongementsBiopolitique, éthique et subjectivation, questions de modernitéConcerts publics et formes de la sensibilité musicaleParu dans
Or, l’idée d’individu pur, telle qu’elle est développée dans deux textes de Une certaine phase de l’être qui suppose avant elle une réalité préindividuelle, et qui, même après l’individuation, n’existe pas toute seule, car l’individuation n’épuise pas d’un seul coup les potentiels de la réalité préindividuelle, et d’autre part, ce que l’individuation fait apparaître n’est pas seulement l’individu mais le couple individu-milieu.
Gilbert Simondon was at the height of his philosophical creativity when, at the end of the 1950s, he wrote his two doctoral theses: ‘Individuation in the Light of the Notions of Form and Information’ and the complementary ‘On the Mode of Existence of Technical Objects’.
The central aim of the essay is to substitute the superficial opposition between technics and culture with a deeper historical tension between pre-industrial and industrial forms of technical culture. Simondon sees his own age, that of Soviet collectivism, American capitalism and the Western European planned economies of the postwar period, as one in which culture, the normative expression of a particular human–technical milieu, is radically out of step with the actual technological conditions of these societies.
It may not have been checked over
But the danger, according to him, is that if these technicians of humanity are only either technocrats or cultural conservatives, then the political management of technological evolution will take the form of either passive adaptation or active ideological reaction. Although Heidegger has often been caricatured as a technophobe, he shared with Simondon a belief in the ontological primacy of our embeddedness in a world of meaning-constituting practices and technically oriented affordances.
Gilbert SIMONDON et son épouse Michelle Berger helléniste, eurent sept enfants, qui furent associés tout naturellement aux observations, expériences et recherches, quotidien de la vie de famille.