Le constructivisme et la psychologie, la théorie de Piaget 3Un prolongement des travaux de Piaget et Vygotsky. C’est au milieu de ce stade, vers la fin de sa première année, que l’enfant saisit la notion de permanence de l’objet, c’est-à-dire le fait que les objets continuent d’exister quand ils sortent de son champ de vision. Freud en a décrit les étapes affectives, Piaget a décrit les étapes cognitives. Pour y parvenir efficacement, un enseignant doit être un étudiant et un chercheur.
C’est également durant cette phase que naît la capacité d’imiter les autres.À partir de 3 ans, l’enfant entre dans une phase d’exploration où sa curiosité l’amène à toucher à tout.C’est aussi le moment ou la parole se développe, ainsi qu’une dimension égocentrique : l’enfant ne perçoit le monde que par rapport à lui.À partir de 4 ans, Piaget voit se développer la notion de « syncrétisme » : l’imagination de l’enfant est débordante, et il tient à donner une explication à tout.Avant 7 ans, l’enfant perçoit tout ce qui l’entoure (objets, animaux…), comme doté d'une âme : c’est une période d’animisme.L’enfant commence à avoir une approche et un mode opératoire plus concrets sur les objets.
Le médiateur intervient entre l’enfant et son environnement ; autrement dit, l’enfant ne peut pas tout redécouvrir lui-même.Jérôme Bruner, psychologue constructiviste américain du 20L’individu construit donc individuellement du sens en apprenant. La vidéo qui explique en détail la carte conceptuelle se trouve sur L'apprenant apprend en s'adaptant à son milieu et en agissant sur ce dernier. Cependant, on imagine qu’il peut difficilement trouver seul toutes les données nécessaires à tout changement de conceptions. Pour Piaget, cette adaptation peut se faire de deux façons : par assimilation ou par accommodation. Elle s’oppose au behaviorisme, autre théorie basée sur l’analyse du comportement observable déterminé par l’environnement et les interactions de l’individu avec son milieu (association stimulus –réponse), interactions que l’on retrouve dans la théorie socioconstructiviste. View in Hierarchy - Six études de psychologie, Folio essais, 1964. (Labédie & Amossé, 2001)Mais le constructivisme a d’abord des racines épistémologiques, notamment dans des positions philosophiques sur la nature de l’objet à appréhender.Le constructivisme s’articule autour de deux réalités :Le constructivisme se base sur le fait que la connaissance est bâtie autour d’expériences, d’abstractions construites pour créer un monde plus ou moins régulier et prévisible. La construction du savoir, bien que personnelle, s’effectue dans un cadre social et elle provient à la fois de ce que l’on pense et des interactions avec les autres.Certains psychopédagogues préconisent d’inscrire les apprentissages dans des situations les plus réalistes possible.Encore une fois, Vygotsky s’éloigne de la théorie piagétienne en prétendant que les interactions sociales sont primordiales dans l’apprentissage ; c’est dans cette optique que trouve sa place le concept de ZPD.Les travaux de Willem Doise et Gabriel Mugny prolongent les recherches des deux théoriciens en présentant les interactions entre pairs comme source de développement cognitif. L’apprenant développe alors sa capacité à analyser ses propres modes de pensée et son propre fonctionnement intellectuel et ainsi, à réguler ses processus de pensée. Elle pousse à une réorganisation des connaissances antérieures.Penser l’apprentissage selon une approche constructiviste :La théorie constructiviste est à la base des pédagogies dites actives qui mettent l’élève en position centrale dans les dispositifs d’enseignement- apprentissage.
Cette construction progressive va à l’encontre des théories qui se basent sur le caractère « inné » de certaines compétences. L’apprentissage est un processus dynamique qui survient à cause d'un déséquilibre entre l'apprenant et son environnement. En voici un, basé sur la coopération entre pairs, inspiré du modèle Jigsaw II ou classe puzzle d’Elliot Aronson.La classe, comptant 24 élèves est répartie en groupes de 4.Chaque élève de chaque équipe reçoit une lettre de A à D. Ainsi, l’élève A de l’équipe 1 est appelé A1, l’élève B, B1, etc.Le groupe est ensuite éclaté pour constituer des groupes d’experts : A1, A2, A3, A4, etc. Ce processus provient de l’adaptation de l’individu aux nouvelles situations qu’il confronte.