Il lui a soufflé à l'oreille : « Allez Poupou ! Alors ils m'abordent en me disant : Poulidor, c'était la France des sixties. L’« éternel second » du Tour de France est mort à l’âge de 83 ans. Pourtant sa popularité n'a jamais faibli. Ce serait même presque le contraire : « Plus j’étais malchanceux, plus le public m’appréciait, plus je gagnais du fric.
Seulement pour son malheur et sa postérité, il l'a commencée avec Jacques Anquetil et l'a terminée avec Eddy Merckx. L’époque où la télévision ne retransmet pas les étapes dans leur intégralité et où Jacques Goddet emploie l’imparfait du subjonctif dans ses comptes rendus d’étape. Il a eu une carrière fantastique. Grâce à elle qu'il fut un grand, un immense champion.Raymond Poulidor a participé 14 fois au Tour de France, un record. ... Raymond Poulidor s'est éteint à l'âge de 83 ans, à Saint-Léonard-de-Noblat. Quand il gagna en 1974, une étape d'anthologie au Pla d'Adet., la France orpheline de champion s'est collé l'oreille au transistor prête à exploser de bonheur. Au paradis des coureurs où le Normand l'attend depuis novembre 1987, Trente-deux ans après, « Poupou » a donc franchi la ligne à son tour. Il s’en fallut de huit dixièmes de seconde lors du prologue du Tour 1973, où il fut devancé par le Néerlandais Joop Zoetemelk.
C'est de cette nature austère qu'il a puisé sa force, celle qui a fait qu'il n'a jamais abandonné. Raymond Poulidor est mort dans la nuit de mardi à mercredi à l'âge de 83 ans. Comme les coureurs, l’ancien champion français, qui vit son 52e Tour, profite aujourd’hui de la seconde journée de repos. L’époque, enfin, des balbutiements de la lutte antidopage.Poulidor fut l’un des tout premiers coureurs de l’histoire à subir un contrôle – surréaliste – en 1966, mené par deux policiers en civil qui ne l’avaient pas reconnu, relevèrent son identité sans lui demander ses papiers, et repartirent sans sceller les flacons d’urine…Selon le mot de Raphaël Geminiani, qui essaya vainement, en 1966, de réunir Jacques Anquetil et Raymond Poulidor sous le même maillot, celui qui fut, à ses débuts, surnommé « la Pouliche » fit Dans l’une d’elles, il raconte cet épisode survenu alors qu’il n’avait pas 10 ans, et que sa mère lui confia une fois qu’il était devenu un cycliste de renom :Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Ce message s’affichera sur l’autre appareil.
Il fut le plus coriace adversaire de ces deux légendes, leur égal ou presque à un maillot jaune près.Raymond Poulidor est parti. Il a accroché Paris-Nice, le Dauphiné libéré, Milan - San Remo à son palmarès, prit la deuxième place du Championnat du monde en 1974. Ce dernier restera connecté avec ce compte.Non.
Encore aujourd'hui, on dit d'un homme politique, d'un sportif ou d'un individu qui arrive deuxième : C'est un « Poulidor » » Il nous disait ces mots il y a quelques mois seulement avant de prendre le départ de son… 56e Tour de France en tant que coureur ou suiveur.« Poupou » en effet n'a jamais gagné le Tour de France, n'a jamais porté le maillot jaune, pas même une seconde au hasard d'une étape. C’est en 1960, huit ans après avoir disputé sa première course, qu’il signa son premier contrat avec l’équipe Mercier, dirigée par son mentor Antonin Magne, et à laquelle il resta fidèle tout au long d’une carrière qui s’étira sur dix-huit saisons.Poulidor appartient au cyclisme d’une autre époque. L’époque où l’on trouve des cuisses de poulet à la place des barres de céréales dans la musette de coureurs qui se désaltèrent dans les bistrots ou aux fontaines des villages qu’ils traversent. Le souvenir d'une époque quand on regardait le Tour sur une petite télé en noir et blanc au camping ou qu'on l'écoutait à la radio sur la route des vacances dans la R16 de papa. Jamais la première marche.1968 aurait dû lui offrir cette consécration. Il n'en avait pas de regret, du moins publiquement : « Ce maillot jaune, clamait-il, si je l'avais porté, je ne serais pas Poulidor. Mais, souvent, ils ont entendu parler de moi par leurs parents ou grands-parents.
Quelques jours avant de succomber à un cancer de l’estomac en 1987, Jacques Anquetil passa un ultime coup de téléphone à Raymond Poulidor : La mythologie du cyclisme a désigné Poupou – surnom imaginé par le journaliste Emile Besson, de Mais dans l’imaginaire collectif, l’histoire du champion de France 1961 se confond avec celle de ses malheurs sur la Grande Boucle, dont il prit quatorze fois le départ sans jamais la remporter, une véritable anomalie pour l’un des coureurs les plus doués de son époque, excellent grimpeur, mais victime d’une déveine si récurrente qu’elle a parfois confiné à la fatalité.Poulidor, qui découvrit le Tour en 1962 avec un plâtre au poignet, en aura fréquenté le podium à huit reprises (deuxième en 1964, 1965, 1974, troisième en 1962, 1966, 1969, 1972, 1976), record partagé avec l’Américain Lance Armstrong. C'est injuste eu égard à son immense palmarès mais il s'en amusait lui-même : « Mon nom est entré dans le langage commun parce que je n'ai jamais gagné le Tour de France.